Février 2017 : les députés et sénateurs français trouvent un accord sur la proposition de loi visant à « lutter contre l'accaparement des terres agricoles par de grandes sociétés ».

L'État français est lui aussi touché par un phénomène, en réalité mondial, de rachat de terre par des multinationales (entreprises monopolistiques), détruisant la paysannerie et mettant en danger la souveraineté alimentaire des pays.

Au niveau mondial, aucune loi ne régit ce vol ; car il s'inscrit en effet dans le cadre des rapports inégalitaires entre pays impérialistes et pays dominés, entre le Nord et le Sud global.

Avec la crise générale du système impérialiste, nous assistons à un repartage du monde et à une parfaite néo-colonisation.

La carte de l'accaparement nous montre clairement que ce sont les pays impérialistes qui soumettent les pays du Sud à un nouveau pillage en règle. Nous constatons bien sûr que des contradictions existent : les USA et le Canada sont aussi victimes de ce trafic ; tandis que l'Inde, pays dominé par l'impérialisme, a elle aussi une politique d'accaparement. Nous remarquons, de plus, que les ex-pays socialistes (ex-URSS et pays de l'Est) sont victimes de la même politique de pillage : en effet, avant 1991, les terres étaient collectives ou étatisées ; avec le retour du capitalisme tout est bradé au plus offrant. Il n'est donc pas anodin que l'une des premières lois  passées par le régime putschiste post-Maidan en Ukraine ait été celle de la vente massive de terre, ce pays ayant les plus riches terres d'Europe, les fameuses terres noires (tchernoziom).

 

 

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