Février 2017 : les députés et sénateurs français trouvent un accord sur la proposition de loi visant à « lutter contre l'accaparement des terres agricoles par de grandes sociétés ». L'État français est lui aussi touché par un phénomène, en réalité mondial, de rachat de terre par des multinationales (entreprises monopolistiques), détruisant la paysannerie et mettant en danger la souveraineté alimentaire des pays. Au niveau mondial, aucune loi ne régit ce vol ; car il s'inscrit en effet dans le cadre des rapports inégalitaires entre pays impérialistes et pays dominés, entre le Nord et le Sud global.

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Le monde qui occupe notre imaginaire est un assemblage de pays découpé en frontières politiques. Cette vision nous présente un monde complètement faussé . Et ce même si nous prenons des représentations géographiques plus réalistes sur la taille des continents. Toutes ces cartes ne nous montrent pas le vrai visage du  monde : celui d'une minorité d'États, représentants une minorité de la population mondiale, qui domine via divers instruments les autres États et nations. Ce phénomène se nomme l'impérialisme (ici la définition) et c'est le stade suprême du capitalisme.
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lundi, 18 décembre 2017 23:38

Migrants, réfugiés et impérialisme

Être migrants ou devenir réfugiés aujourd’hui dans l’Union Européenne est un parcours du combattant inhumain. Les gouvernements traitent cette question avec le plus grand mépris comme si ces personnes n’étaient pas des humains. L’hypocrite discours de la bourgeoise sur notre «démocratie » vient s’écraser une fois de plus sur la dure réalité. L’UE traite ces enfants, femmes et hommes issus des pays dominés par l’impérialisme comme elle traitait les fils et les filles de ses colonies, c’est-à-dire comme de la viande, des animaux.

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mardi, 23 mai 2017 18:46

La nature de la crise

L'impérialisme (voir ici), qui est notre système économique, est en crise profonde. C'est une crise systémique, c'est à dire qu'elle est au cœur du système lui-même. Ce système qui ne fonctionne que sur une course suicidaire au profit est en fin de vie, il est rongé de toute part par ses propres contradictions.

Le système impérialiste, c'est comme un humain qui court et que la course tue mais qui ne peut pas arrêter de courir. Le système impérialiste c'est exactement cela, une folle course en avant.

 

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lundi, 22 mai 2017 18:31

Capitalisme financier

De droite comme de gauche, les politiques se disent "en colère" contre le capitalisme financier. Celui-ci serait le vrai problème, un capitalisme soi-disant apatride, sans garde-fou, détenu par des étrangers. Tout cela sous-entendant qu'il y aurait un "bon" capitalisme national à visage humain. Cette vision est proprement celle des fascistes (avec en arrière-plan la figure du juif apatride dirigeant le monde) et ce qui est inquiétant, c'est que l'ensemble du spectre politique utilise cette vision de deux capitalismes.

 

 

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lundi, 22 mai 2017 18:22

L'impérialisme

Lénine dans « l'impérialisme stade suprême du capitalisme » le définit par cinq traits majeurs :

 

1) concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé qu'elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique ;

2) fusion du capital bancaire et du capital industriel, et création, sur la base de ce "capital financier", d'une oligarchie financière ;

3) l'exportation des capitaux, à la différence de l'exportation des marchandises, prend une importance toute particulière ;

4) formation d'unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde ;

5) fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes ;

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lundi, 22 mai 2017 18:11

Les monopoles

Les monopoles sont les immenses entreprises qui détiennent une partie ou la totalité d'une branche de la production de marchandise. C'est à dire qui sont en situation de quasi monopol. Elles sont souvent appelés « multinationales », ce qui est un abus de langage car chaque maison-mère de ces gigantesques trusts est rattaché à un État et à la bourgeoisie d'un pays (mais le terme peut être juste si il signifie que leur emprise économique s'étend sur de très nombreux pays de différents continents).

 

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Editoriau

Il y a plus d’un an nous lancions NÒS – Nouvelles OccitanieS  comme projet s’intégrant à la lutte de libération sociale et nationale du peuple Occitan. Nous pouvons déjà affirmer que c’est une première bataille gagnée. Proposer des articles de qualité, variés et cela de manière régulière et fonctionnant seulement par le militantisme est en soi déjà une belle réussite. NÒS a démontré sa pertinence et la nécessité d’une presse au service d’une Occitània libre,  émancipée et unie à l’heure où l’occitanisme entre dans une nouvelle phase historique.

Le mouvement des Gilets Jaunes est venu relancer l’actualité de la lutte des classes en Hexagone et en Occitània. NÒS a été un des premiers médias en Occitània mais aussi au niveau hexagonal a appuyer le mouvement en y décelant  son sens profond, celui du retour de l’actualité de la Révolution  et également en analysant son potentiel occitaniste (opposition Paris/provinces, villes/campagnes, métropoles/périphéries). C’est le but profond de notre journal, donner des clés pour comprendre le monde et le transformer.  

Certes beaucoup de choses sont à retravailler dans le site mais nous avançons patiemment et avec fermeté, nous savons que le temps est de notre côté. La prochaine étape sera la sortie d’une version papier pour que cet instrument se matérialise dans le réel des luttes. Nous avons besoin de vous, faîtes connaître le journal, partagez les articles, proposez des articles mais aussi critiquez les, tout cela fait partie d’un même processus et est donc nécessaire !

 

Vive NÒS, la presse démocratique et populaire au service de la nouvelle Occitània !

Òsca NÒS, la premsa democratica e populara au servici de la novèla Occitània !

La frasa dau jorn

ELOGE DE LA DIALECTIQUE

L'injustice aujourd'hui s'avance d'un pas sûr. 
Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans. 
La force affirme: les choses resteront ce qu'elles sont. 
Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent, 
Et sur tous les marchés l'exploitation proclame: c'est maintenant que je commence. 
Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant : 
Ce que nous voulons ne viendra jamais.

Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais! 
Ce qui est assuré n'est pas sûr. 
Les choses ne restent pas ce qu'elles sont. 
Quand ceux qui règnent auront parlé,
Ceux sur qui ils régnaient parleront.
Qui donc ose dire: jamais ? 
De qui dépend que l'oppression demeure? De nous. 
De qui dépend qu'elle soit brisée? De nous. 
Celui qui s'écroule abattu, qu'il se dresse! 
Celui qui est perdu, qu'il lutte !
Celui qui a compris pourquoi il en est là, comment le retenir? 
Les vaincus d'aujourd'hui sont demain les vainqueurs 
Et jamais devient: aujourd'hui.

Bertold Brecht