Nouvelle attaque de l'Etat fasciste Turc contre le peuple Kurde.

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Depuis les débuts de la Guerre civile syrienne, la Turquie n'a eu de cesse d'aider les forces les plus fascisantes du pays. Que ce soit en faisant preuve de bienveillance envers Daesh ou d'un soutien appuyé aux “rebelles” djihadistes, l'Etat turc étend son emprise impérialiste sur la région en s'en prenant massivement aux populations kurdes de Turquie, d'Irak ou de Syrie mais également aux minorités opposées au régime du dictateur Erdogan : les yézidis, les assyriens, ou bien même les arabes ou les turkmènes aspirant à une autre société que celle que veulent imposer les sbires d'Erdogan. Rappelons que dans l'Histoire, les poussées impérialistes de la Turquie se sont systématiquement conclues par des massacres, des génocides et des déplacements de population, que ce soit contre l'Arménie, la Grèce ou Chypre.

 

Depuis quelques années maintenant, la zone du nord de la Syrie, le Kurdistan syrien, appelé Rojava, s'est illustré dans le chaos syrien en mettant en place un système politique révolutionnaire, le confédéralisme démocratique. Système féministe, écologiste, et mettant en avant les assemblées populaires et la gouvernance locale, un système démocratique radicalement opposé aux systèmes autoritaires de Assad et de Erdogan. Se libérant militairement avec succès de l'occupation de Daesh, la région a rapidement attiré les regards des forces occidentales (qui ont cherché à imposer leur propre impérialisme sous couvert de soutien aux Kurdes).
Les forces arabo-kurdes ont petit à petit et au prix de nombreux sacrifices repris les territoires conquis par Daesh, jusqu'à leur capitale syrienne, Raqqa.

L'un des principaux acteurs furent les Etats-Unis, présent depuis le début dans le conflit, ils aidèrent militairement les kurdes, se servirent d'eux, pour finalement les "abandonner" un peu plus tard. D'un point de vue révolutionnaire nous devons nous poser des questions sur une telle alliance avec l'imperialisme américain. 

Seul espoir de solution durable pour la Syrie, le Rojava a attisé la colère de la Turquie, en contre-carrant leurs plans d'expansion. L'Etat fasciste, pourtant dans le camp des « alliés occidentaux » s'en est alors pris à plusieurs reprises directement au Rojava, en violant à plusieurs reprises les lois internationales. Ainsi, diverses opérations turques leur ont permis d'ouvrir un couloir entre la Syrie et la Turquie pour continuer à alimenter les forces djihadistes au service d'Ankara, mais également d'envahir Afrin, jusqu'à l'invasion, seule région épargnée par la guerre, région aujourd'hui dévastée par les Turcs et leurs alliés.

 

Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreux incendies criminels ravagent les cultures au Rojava. Tantôt attribués à des cellules dormantes de Daesh, tantôt aux Turcs, ces incendies mettent tous les habitants de la région, Kurdes comme arabes, en grand danger. Ces manœuvres criminelles, accompagnées de nombreux bombardements au Kurdistan d'Irak, contre de supposés camps du PKK, visant en réalité des civils ou encore des tirs de snipers à la frontière (récemment un enfant kurde de 14 ans est ainsi mort de ses blessures après avoir reçu un tir à la tête) visent à déstabiliser un peuple kurde qui s'affirme de plus en plus.

 

Nouvelle étape dans le plan impérialiste turc, depuis plusieurs semaines, des tranchées sont creusées à la frontière syrienne, et du matériel de guerre est acheminé. Sachant pertinemment que les Kurdes ne pourront pas compter sur un quelconque soutien international (comme ils n'y ont pas eu droit lors des dernières attaques turques), la Turquie est sur le chemin d'une nouvelle invasion. Le plan d'Erdogan, comme il vient de le rappeler, est de conquérir une bande de 30km le long de la frontière du Rojava, selon lui pour créer une sorte de « zone tampon » pour empêcher des liens entre Kurdes de Syrie et Kurdes de Turquie. En réalité, il prendrait ainsi un grand nombre de villes à majorité kurdes, et se livrerait comme à Afrin, à de désastreux déplacements de populations, des viols, des massacres, et poursuivrait son projet génocidaire contre un peuple qu'il hait.

Depuis quelques jours des soutiens fleurissent d'un peu partout pour le Rojava, des actions décentralisés et une campagne d'envergure devrait voir le jour d'ici septembre 2019.

En tant que journal occitaniste oeuvrant pour la reconnaissance de la nacion occitana, de son peuple et de sa culture, nous apportons tout notre soutien au peuple kurde qui lutte pour son autodétermination.