L’extraordinaire docteur Bethune.

Published in Istòria

C'est un brillant médecin et un grand révolutionnaire qui naissait le 3 mars 1890. Norman Bethune, qui occupait une position de leader dans l'un des plus importants hôpitaux de son pays, mais qui imprégné du plus haut sens de l'internationalisme prolétarien a eu le courage, l'abnégation et la générosité de tout laisser tomber. Tout d'abord, pour aller aider ceux qui se sont battus contre le fascisme dans la guerre civile espagnole et ensuite collaborer avec les Chinois dans les troupes de Mao Zedong dans la guerre de résistance contre l'invasion japonaise.

Henry Norman Béthune est né en Ontario au Canada, le 3 Mars 1890, dans une famille d'origine écossaise avec d'éminents médecins et missionnaires de l'église presbytérienne. En 1909, il entra à l'université. En 1911, il interrompt ses études pendant un an et devient professeur bénévole pour alphabétiser en anglais les travailleurs immigrés pauvres. En 1914, lorsqu'il éclate la Première Guerre mondiale, il suspend de nouveau ses études et servira d’homme à tout faire. Il fut  blessé, hospitalisé, et lorsqu'ils il eut récupéré il retourne dans son pays où il se forme à la médecine en 1916. La guerre était toujours en cours et il alla servir dans un hôpital en Angleterre.

 

Il a écrit des livres médicaux, développé des instruments et des techniques en chirurgie thoracique. Mais son plus grand intérêt se tourne vers le côté socio-économique de la maladie. Dans les années de la Grande Dépression, il a servi les nécessiteux gratuitement. Il s'est battu, sans succès, pour un système de santé publique dans son pays, allant même jusqu'à se fâcher avec d'autres professionnels.

 

En 1935, il se rend en Union soviétique pour observer comment fonctionne le système de santé et, en faisant l'expérience de cette nouvelle réalité, il devient communiste. À son retour, il rejoint les rangs du Parti communiste du Canada.

 

L'année suivante éclate la guerre civile espagnole,  il abandonne aussitôt son poste de directeur de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal et servira en tant que médecin bénévole dans les Brigades internationales antifascistes.

 

Il eut une idée inédite à l’époque en voyant de nombreux blessés moururent par hémorragie : créer une unité mobile de transfusion sanguine. Personne n’appuya son initiative car la pensant irréalisable.  Alors il se chargea lui-même du financement pour monter dans une camionnette  un réfrigérateur, un stérilisateur et le matériel médical nécessaire, ainsi qu’un réseau de collecte et de transfert de sang.

Pendant la journée, il opérait les combattants sur la ligne de front et les populations civiles atteintes. La nuit, ils appelaient les donneurs de sang à la radio à se mobiliser. Il a sauvé d'innombrables vies. En 1937, il revient au Canada pour amasser des fonds et des bénévoles pour la lutte contre le fascisme en Espagne. En 1938, il décide que l'endroit dans le monde où toute son expérience pourrait être la plus utile serait en Chine, qui a subi l'invasion japonaise dans la Seconde Guerre mondiale. Il organise des services de santé dans l'Armée Rouge, forme des médecins et des infirmières. Dans des conditions extrêmement précaires, il travaille sans relâche. Sa santé était déjà affaibli et, lorsqu'il opéra un patient sans protection adéquate les gants de caoutchouc étant finis, il se coupa un doigt et qui s’infecta. Le 12 novembre 1939, il meurt d’une septicémie.

 

« le Docteur Béthune fut un exemple d’abnégation. Il fut totalement dédicacé aux autres. Il aimait et était aimé par le peuple » . Mao Tsetung.


"La Chine et le monde pour lequel nous luttons auront la paix et la justice, seront libérés de la faim et de la tyrannie, de la haine, des privilèges et de l'utilisation arrogante du pouvoir. Et enfin, ils seront libérés de tout tyran en uniforme qui frappe, décapite et tire sur des civils non armés " Dr. Bethune

 

Traduction d'un article d'A Nova Democracia (ici)