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Pour comprendre la situation catalane

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 Avec la crise générale du capitalisme, l’impensable s’est produit : l’Histoire, avec la lutte des classes comme moteur, s’accélère.

Oui, l’impensable s’est produit de l’autre côté des Pyrénées : le Principat de Catalunya est en train de se constituer comme république indépendante.

Qui aurait pu imaginer cela il y a 15 ans, tant l’Espagne semblait au faîte de sa puissance ? Le slogan de l’époque, « España Va Bien » (l’Espagne va bien), reflétait l’arrogance de la classe dominante. Seule la « Zona Norte », le Pays Basque, semblait en dehors de la douce normalité ibérique.

Tout cela, bien sûr, n’était que pur mensonge de la bourgeoisie monopoliste espagnole. Pendant des années, ils ont fait croire aux Espagnols qu’ils étaient riches ; mais ce pays n’était que pays de cocagne. La richesse de l’Espagne se basait sur la construction : dans les années 2000, un sujet espagnol sur trois travaillait dans le bâtiment. Durant cette décennie, le royaume a construit plus de 3 millions de logements, autant que toute l’Europe réunie. Cette folie du bêton se voyait à l’œil nu, les forêts de grues venaient reboiser le plateau ibérique aride. Et puis il y avait tout ce qui était moins visible : la corruption de masse des élites, les détournements de sommes colossales, le blanchiment d’argent de la mafia etc. Les masses, elles, s’étaient endettées pour des décennies dans l’achat d’appartements hors de prix, et de bien de consommation.

Mais la vérité était toute autre : le royaume était pourri jusqu’à la moelle. Tout ceci s’écroula comme un château de carte lorsque la crise des subprimes éclata aux USA. Du jour au lendemain les chantiers s’arrêtèrent, des millions d’hommes et de femmes furent mis au chômage, l’émigration de la jeunesse explosa, les classes populaires endettées étaient expulsées de leurs logements  etc.

Cette crise majeure fit vaciller les bases du régime politique espagnol. Ce régime est né à la fin des années 1970 (Constitution de 1978) d’un consensus entre les classes dominantes pour perpétuer le régime franquiste sous une forme « démocratique ». Il n’y a pas eu de révolution comme au Portugal ou en Grèce, mais une normalisation du franquisme opérée par les franquistes eux-mêmes, en « pacte » avec les représentants apprivoisés de leurs ennemis d’hier : socialistes, « communistes » de Santiago Carrillo et bourgeoisies de droite des nationalités les plus revendicatives (Pays Basque et Catalogne).

Un peu d’histoire de la péninsule

Remontons dans le temps. La bourgeoisie castillane n’a jamais pu se consolider comme centre économique de la péninsule comme la bourgeoisie francilienne ; c’est-à-dire un État où la bourgeoisie centrale, celle du centre politique (ici, la région de Madrid), dominerait économiquement tout le reste du territoire. Elle a possédé pendant des siècles, jusqu’au début du XIXe, le plus grand empire colonial du monde de l’époque ; mais ne l’a littéralement exploité que par le pillage de métaux précieux, utilisés ensuite pour acheter des produits manufacturés au reste de l’Europe (l’actuelle Belgique qui était alors possession espagnole, mais aussi tout le reste) et enrichissant donc celui-ci et non la métropole castillane (à laquelle était rattachée toute « découverte » outre-mer) : c’est ainsi que Colbert, ministre de Louis XIV et théoricien du mercantilisme, pouvait affirmer que « plus un pays fait commerce avec le Royaume d’Espagne, plus il est prospère ».

Dans la péninsule ibérique, la révolution industrielle s’est donc pleinement développée dans les périphéries où existent deux peuples dominés historiquement par le centralisme castillan : les Peuples basque et catalan se sont retrouvés moteurs de la révolution industrielle, mais sans détenir  le pouvoir politique. La Castille dominée par la propriété semi-féodale (et dominant dans le même système de propriété le « Grand Sud » andalou, murcien etc.) détenait le pouvoir politique.

D’un côté nous avions une bourgeoisie capitaliste qui se développait, mais prise dans le corset d’un État réactionnaire. De l’autre, qui dit terre d’industrie… dit terre ouvrière ; forteresses ouvrières et de lutte révolutionnaire de classe que sont devenues Euskadi et Catalunya, aux côtés de quelques autres comme les Asturies ou (plutôt avec les paysans pauvres des grandes propriétés semi-féodales) l’Andalousie.

Ces contradictions ont marqué l’histoire de l’État espagnol jusqu’à aujourd’hui. Le XIXe siècle est parsemé d’affrontements violents, de coups d’État, de guerres civiles marquant l’opposition des deux tendances de la bourgeoisie espagnole : l’une réactionnaire, voulant conserver le système d’Ancien Régime et l’autre voulant une révolution démocratique.

Il y a donc plusieurs tendances contradictoires qui se sont affrontées : centralisme face aux nationalismes périphériques, système féodal face au capitalisme moderne, prolétariat face à la bourgeoisie. Ces tensions vont avoir comme aboutissement et paroxysme la guerre civile de 1936-1939.

À la différence du XIXe siècle, le prolétariat était politisé en classe pour soi. Au lieu de n’être qu’un énième coup d’État militaire, le pronunciamiento allait faire exploser toutes les tendances contradictoires de l’État espagnol. Cette révolution politique allait se transformer en révolution sociale. C’était une guerre de nouveau type, ce n’était plus une lutte au sommet entre fractions de la bourgeoisie mais bien une lutte de classes entre prolétariat et bourgeoisie, une lutte à mort.

Le caractère de la guerre était donc total, sachant que la bourgeoisie réactionnaire jouait son existence. Il ne pouvait y avoir de « paix honorable » avec Franco comme certains républicains l’ont pensé.

Le carnage dura trois ans, et à la fin l’ordre ancien triompha de nouveau. L’ordre moral réactionnaire autour de l’Église catholique, l’ordre économique avec l’annulation de la réforme agraire et des terres collectivisées et la terrible répression anti-ouvrière, l’ordre militaire avec l’armée comme pilier, l’ordre national avec la répression des nationalismes périphériques.

Les révolutionnaires, progressistes, républicains furent décimés, tout ce que l’Espagne avait d’intelligent a été exterminé. Le temps de l’Inquisition semblait être revenu. Mais l’économie à l’ère du capitalisme est toujours plus forte que l’ordre politique. L’économie espagnole allait mal et donc la classe capitaliste poussa à l’ouverture. L’Espagne, sous direction étatique (« technocrates » liés à l’Opus Dei), s’industrialisa à partir des années 1960. L’industrie se développa encore une fois et avec elle la classe ouvrière. La lutte des classes repris son envol.

Au même moment, les nationalités dominées se réveillaient, l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna) était fondé en 1959. Le monde était en ébullition, Mai 68 était partout, les mouvements de masse se développaient, l’Europe était même touchée par un phénomène de lutte armée. Et en Espagne on réprimait dans le sang.

La classe dominante savait que Franco n’était pas immortel et qu’un tel régime de type fasciste ne pourrait pas tenir bien longtemps. Le capitalisme espagnol avait besoin de s’étendre, de rejoindre l’Europe, de se moderniser. Mais en même temps les périls étaient grands, le Pays Basque était en situation révolutionnaire, les Catalans se savaient une nation, les Galiciens et les Andalous s’activaient, partout la classe ouvrières et les classes populaires étaient à  l’assaut du vieil ordre social.

Franco (avant sa mort) et le bloc dominant commencèrent à préparer ce qu’il allait rentrer dans l’histoire comme la « Transición » ; c’est-à-dire une transition en douceur du système capitalo-fasciste vers un régime capitalo-parlementaire. L’armée, l’Église, la noblesse et la classe capitaliste n’étaient pas unis, certains espéraient maintenir le statu quo

Mais l’important par-dessus tout, c’était de maintenir l’unité espagnole face aux nationalismes périphériques et d’éviter une révolution politique qui pourrait se transformer en révolution sociale. Pour cela, les piliers de la Transición furent : un roi garant de l’unité espagnole, des élections « libres » et les statuts d’autonomies des « régions ».

Le nouveau régime fut approuvé par référendum en décembre 1978. Les fascistes devenaient des « démocrates », personne n’était jugé, les fosses communes n’avaient jamais existé. L’Espagne en crise économique allait pouvoir se moderniser avec les milliards des impérialistes US et européens.

Rappelons que le climat international était tendu : l’URSS était au faîte de sa puissance, et le Portugal
voisin était en proie à des convulsions révolutionnaires telles que les USA avaient prévu un scénario à l’allemande, avec division du pays en cas de prise de pouvoir par les communistes.

Il faut signaler que seuls les Basques ont refusé la Constitution de 1978. La bourgeoisie catalane, elle, se trouva aux anges avec cette nouvelle organisation politique. En septembre 1977, la Generalitat (le
gouvernement autonome catalan) était rétablie. Le capitalisme catalan allait pouvoir prendre son envol à l’abri de la Casa Real.

Il faut bien saisir qu’à chaque fois que les Catalans ont voulu s’autonomiser voire devenir indépendants, c’était systématiquement face au blocage centraliste madrilène. Dans le meilleur des mondes, la bourgeoisie catalane serait pour un système fédéral…

Cette époque historique fut un moment de grande convulsion, le nouveau régime était attaqué sur sa droite par l’armée et les vieilles classes dominantes (appelées le « bunker »), et sur sa gauche avec l’agitation sociale et basque. L’État espagnol était en proie à une violente crise économique et le Pays Basque était une zone quasi insurrectionnelle ; beaucoup de gens en outre voulaient une République.

Mais c’est véritablement la tentative ratée de coup d’État du 23 février 1981, par des éléments de l’armée et la Guardia Civil, qui stabilisa le régime. D’un côté les républicains et les « communistes » acceptèrent le régime monarchique « sauveur de la démocratie », et de l’autre la Guardia Civil obtint les mains libre pour régler le « problème » basque.

La normalisation n’arrivera jamais au Pays Basque… L’État répondra à la lutte légitime des Basques par la violence la plus pure, morts, tortures, disparitions, guerre sale (escadrons de la mort comme les tristement célèbres GAL), seront le lot quotidien des patriotes.

La Catalunya vit alors sous l’ère Pujol, politicien de centre-droit qui représente cette branche de la bourgeoisie catalane qui aspire à pouvoir gérer tranquillement ses affaires  à l’ombre de l’État.

C’est durant cette période que le catalanisme reprend une immense vigueur, la langue reprend sa place dans la société, la culture catalane s’épanouit. La Catalunya se renationalise, elle accorde même un statut officiel à l’occitan parlé en Val d’Aran. Durant toute cette période s’est développée en Catalunya une société civile consciente et politisé, de tendance centriste mais profondément démocratique. Le catalanisme, loin d’être une lubie de quelques bourgeois, est un mouvement de masse et populaire.

La crise allume le feu

C’est la crise et l’immense corruption des élites espagnoles qui jeta un discrédit énorme dans tout le royaume.  En Catalunya, cette situation a été intensifiée par le refus de toute une série de lois progressistes et surtout les discussions autour du nouveau Estatut. Dans ce statut, les Catalans demandaient de pouvoir mieux gérer leurs impôts et d’être reconnus comme nation fédérée avec l’Espagne.

C’était en fait revenir au statut d’État associé que Madrid avait octroyé en 1936. Mais Madrid ne
pouvait pas l’accepter, l’Espagne est une et indivisible et il n’y a qu’une nation, l’espagnole, c’est écrit dans la Constitution et c’est l’héritage du franquisme. On dirait presque le discours d’un politicien
français de gauche !

La bourgeoisie catalane était prête à négocier. Que nenni, Madrid sera toujours Madrid, on ne négocie pas et pire, on attaque. C’est à partir des attaques répétées contre l’Estatut (ensemble de lois régissant l’autonomie catalane) que va s’enclencher le procés (le processus qui a conduit à la déclaration d’indépendance). En fait, ce sont plutôt les attaques répétées qui vont le rendre irrémédiable.

Car c’est la mobilisation populaire organisée de masse qui a poussé pour la bourgeoisie catalane
ne puisse faire autrement, au risque de se couper de la population. Si Madrid avait moins été Madrid, il aurait accepté un référendum d’autodétermination bien avant, et aurait gagné. En même temps, il
aurait intelligemment renégocié l’Estatut et accepté les Catalans comme nation fédérée. C’était le scénario à la britannique. Mais il s’est passé tout le contraire.

Car oui, l’idéologie espagnole impérialiste réactionnaire fascisante n’a pas varié d’un iota. La Constitution de 1978 a de fait normalisé un régime illégal, antidémocratique, issu d’un coup d’État.

Tout comme ici, l’idéologie républicaine autour de l’État-nation est le cadre idéologique dans lequel évolue la bourgeoisie et où se noie toute la gauche, de l’autre côté des Pyrénées c’est l’État « nation » espagnol qui fait office d’idéologie indépassable. Quoi que des larges secteurs des masses la refusent ; il suffit de voir la misère de l’intronisation du roi (tout comme celle de Macron d’ailleurs) pour se rendre compte du discrédit de cette fonction.

Le procés catalan est une rupture révolutionnaire dans le Principat, dans l’État espagnol et en Europe.

Premièrement, le procés catalan est un mouvement éminent populaire, c’est un mouvement de libération nationale et rien d’autre. Il est bien évident qu’une partie de la bourgeoisie catalane fait  partie du mouvement national catalan, personne ne le nie, mais elle n’en est pas le moteur. Le moteur, ce sont les militants les plus conscients issus des classes populaires, organisés à travers le mouvement populaire pour l’indépendance.

C’est cela la vérité, sinon nous ne pourrions pas expliquer l’immense accumulation de forces et les manifestations populaires gigantesques depuis plusieurs années. La bourgeoisie catalane, historiquement identifiée par la gauche et par la droite espagnoliste, a été moins catalaniste que prévu, ce qui explique la déliquescence de la CiU (la coalition centriste de Pujol) qui a carrément fini par disparaître, l’Unió autonomiste rompant avec la Convergencia qui est devenue le PDECat de Puigdemont.

Le procés a entrainé une fragmentation de la bourgeoisie catalane qui s’est retrouvée à devoir se « social-démocratiser ». Le mouvement populaire catalan, principalement l’ANC et Omnium, a revêtu le projet indépendantiste d’un contenu démocratique général beaucoup plus avancé que ce que représente le Régime de 78. L’avancée de la lutte nationale a été accompagnée d’une avancée de la lutte de classes, et pour cela la situation actuelle est bien plus favorable aux classes populaires que précédemment.

Il est aussi intéressant de voir la fragmentation de l’espace bourgeois à travers les associations patronales. La CEOE et Foment del Treball (le Medef local), représentant la grande bourgeoisie monopoliste, n’ont aucune référence catalaniste et sont perdus face aux évènements ; tandis que le CECOT et la PIMEC représentant la petite bourgeoise entrepreneuriale sont clairement pour l’autodétermination. Et en attendant, à peine la crise enclenchée avec le référendum du 1er octobre, ce sont quelques 1 700 grandes entreprises, y compris des fleurons du capital financier 100% couleur locale comme la Caixa ou Banco Sabadell, qui ont délocalisé le siège social de leurs activités.

Il y a donc une intensification des contradictions inter-bourgeoises, mais aussi entre la bourgeoisie et la base populaire. Si on ne prend pas tout cela en compte, on ne peut pas expliquer la grève générale massive du 3 octobre. L’alliance des secteurs les plus conscients des classes populaires catalanes avec les secteurs les plus progressistes de la petite et moyenne bourgeoisie, constitue le caractère de classe du mouvement de libération nationale catalan et avec celui-ci la révolution qui est en marche en Catalunya.

Deuxièmement, le procés indépendantiste en Catalunya porte potentiellement en lui la fin de la période ouverte en 1939. Il peut faire vaciller le vieil ordre dominant espagnol et entraîner un processus révolutionnaire jetant à bas la monarchie des Bourbons (dont l’avènement au début du XVIIIe siècle vit d’ailleurs… la première suppression de l’autonomie dont jouissait alors la Catalogne). C’est en ce sens qu’il faut comprendre les centaines de manifestations de masse partout dans le royaume, en Andalousie pour laquelle les « riches et égoïstes catalans » ne voudraient soi-disant « pas payer », et jusqu’à Madrid en soutien à la Catalunya ET à la République. Le républicanisme dans l’État espagnol, à la différence de l’État français, a un contenu puissamment progressiste et rupturiste – et de surcroît, dans 99% des cas, radicalement fédéraliste.

Troisièmement, le procés représente au niveau européen un immense espoir face à l’abrutissante normalité impérialiste quotidienne. Oui, nous disent ces évènements qui se déroulent sous nos yeux, ce sont toujours les masses qui font l’Histoire et cette Histoire est tout sauf figée ou « finie », comme on nous le proclame depuis un gros quart de siècle.

L’Union Européenne, par sa position quasi-unanime de soutien au gouvernement de Rajoy, démontre encore une fois son caractère profondément réactionnaire, anti-démocratique et anti-populaire – et au passage, jette aussi à l’eau les théories de la « balkanisation » imposées (au choix) par « l’UE comme IVe Reich allemand » ou le « Nouvel Ordre Mondial », au sujet des affirmations de nos Peuples niés : oui, l’impérialisme peut « balkaniser » de grandes entités étatiques qui gênent sur le chemin de son rouleau compresseur, comme l’URSS, la Yougoslavie ou l’Irak, mais certainement pas ses « propres » États « nations » qui sont ses piliers ; même les tirs dans les pattes qu’on pouvait observer au cours des deux guerres mondiales (Allemagne avec les Irlandais en 1916, Mussolini avec les Corses etc.) semblent avoir disparus au profit d’un serrage de coudes généralisé !

Quatrièmement, le procés, pour nous occitanistes patriotes et révolutionnaires, est un cas d’école que nous devons étudier.

Comme tout premier enseignement, nous devons nous dire que les États ne sont pas des monolithes figés dans le temps. Même le plus dur des granites s’érode. L’État français est bien moins solide qu’il n’y paraît. La crise attaque profondément ses bases, la recentralisation actuelle loin de le renforcer l’affaiblit. Le développement de la conscience nationale occitane, lent mais inéluctable est comme les gouttes de pluies sur la pierre, un puissant corrosif sur le long terme.

C’est aux occitanistes de prendre les devants, de porter dans le mouvement populaire le contenu
révolutionnaire et progressiste de l’occitanisme. Tout comme le catalanisme qui rompt avec le vieil ordre établi, l’occitanisme, en affirmant simplement le fait qu’il y a une autre nation avec des droits dans l’État français, a un contenu révolutionnaire puissant.

La République française n’est ni plus ni moins « démocrate » et « progressiste » que la monarchie espagnole, il serait temps de le comprendre. Les tergiversations des occitanistes ne sont plus acceptables.

Les années à venir vont être marquées par le réveil révolutionnaire des Peuples et les nations dominées d’Europe, ou par des pays européens outre-mer, doivent avoir toute leur place dans ce grand mouvement. Préparons-nous d’ores et déjà au référendum en Kanaky en novembre 2018.

En conclusion, soutenir le procés catalan c’est être révolutionnaire tout comme lutter pour la libération nationale occitane.

Soutenir ni l’un ni l’autre, c’est être opportuniste et se placer du côté de la réaction dans l’État français ; et c’est manger une paella avec Rajoy dans la Valle de los Caídos.

 

Catalunya Nòstra Causa!