Arrestation de 4 ultras toulousains

Published in Societat Read 360 times

Mardi 10 septembre, 4 supporters toulousains du groupe "Indians Tolosa" se sont fait arrêter et perquisitionner à leurs domicile à 6h du matin.
Le motif de leurs arrestations est d'avoir allumé des fumigènes lors d'un TFC-DIJON, animation qui n'avait provoqué aucuns bléssés et incidents comme à l'accoutumé.
Placés en garde à vue, les quatres supporters devaient être déférés cette aprés-midi au palais de justice.

Nous relayons ci-dessous le communiqué des "Indians Tolosa" :


"Devant le déploiement de force incroyable qui a eu lieu ce matin pour 4 jeunes membres des INDIANS TOLOSA levés à 6h du matin par la police comme de dangereux criminels. Nous appelons tous ceux disponibles à nous rejoindre pour une action de soutien.

Ces "dangereux criminels" sont soupçonnés d'avoir utilisé des fumigènes lors de la rencontre TFC-DIJON. Rappelons que ce craquage n'a causé aucun dégât, qu'aucun blessé n'est à déplorer.

Nous supporters du Toulouse FC demandons juste à être traité avec justice et retenu par une justice toujours plus prompt à considérer les supporters comme de sous-citoyens.

Pour garantir nos libertés individuelles et le droit à une justice équitable rendez vous ce soir le 10/09/2019 à 18h30 devant le palais de justice (Allées Jules Guesde- métro Palais de justice).

Ce rassemblement sera bien entendu pacifique. Une prise de parole du groupe aura lieu."

 

Ces arrestations sont une énième attaque contre le monde du supporteurisme.
Depuis la fin des années 2000, c'est un véritable laboratoire répressif qui s'est installé dans les tribunes de l'état-français où on explore de "nouvelles techniques de maintien de l'ordre".

En 2007, un fichier fait son apparition regroupant des supporters avec leurs identités, leurs photos, leurs clubs.
Dans la même veine, des lois concernant les fumigènes et autres animations pyrotechniques se renforcent et le supporter risque désormais de la prison ferme.
Ensuite, tout comme dans les quartiers populaires, une arme à déjà fait son apparition et elle sera par la suite généralisée dans les manifestations : le Flashball.
On assiste vers 2010 aux interdictions de stades, avec souvent une obligation de pointage à un commissariat, aux interdictions de déplacements et donc de circulation, tout un panel répressif qui s'agrandira au fil des années.

Aujourd'hui en 2019, nous voyons que les stades comme les quartiers populaires, ont été le théâtre "d'expérimentations".
Ils ont permis par la suite  l'utilisation de ces mesures à une plus grande échelle, par exemple lors du mouvement de la "loi travail" et depuis 10 mois lors du mouvement des "Gilets Jaunes".
Rappelons qu'une des dénominations l'hiver dernier pour caractériser certains manifestants les plus radicaux, était le terme footballistique "d'hooligan", qui a permis entre autres de justifier dans l'opinion publique les moyens mis en oeuvre pour réprimer.

En tant que journal occitaniste, nous souhaitons apporter notre soutien à la répression dont sont victimes actuellement les supporters des Indians Tolosa.